Fast-fashion … Je te dis ARRIVEDERCI !

On a tous été ou sommes toujours accro à ces enseignes dont je tairai le nom … (Zara, H&M, Mango, Stradivarius, Pimkie, blablabla).

La moindre sortie, évènement, occasion même insignifiante soit elle était LA bonne excuse pour s’y rendre et se trouver un petit truc sympa, nouveau, branché à porter. Tout en sachant pertinemment qu’on ne le portera sans doute qu’une seule fois (et même peut être pas du tout).

Sans parler des petites baisses de morales et coups de blues, parce que oui, ces achats impulsifs ont aussi un réel pouvoir réconfortant parfois, aussi triste que cela puisse paraître …

FAIBLESSE.

Un dressing réinventé

Alors, j’ai décidé de prendre un peu de recul là-dessus et de faire le point.

Placards qui débordent.

Des jeans par centaine.

Chaussures n’en parlons même pas.

J’ai redécouvert des vêtements dont j’avais oublié l’existence, parfois même encore étiquetés, ou jamais portés.

Auparavant je ne m’en inquiétais pas vraiment et je mettais juste tout dans des cartons et hop au grenier.

Mais pourquoi avais-je besoin d’autant ?

Pourquoi acheter le même tee-shirt en 5 coloris différents ?

Une part de moi était un peu honteuse je dois dire, et c’est ce qui m’a poussé à opérer un grand changement dans mes comportements et habitudes face à la mode.

J’ai commencé par photographier tous les vêtements de marque et encore en bon état pour les poster sur des sites de revente.

Un bon petit butin récolté au bout d’un mois pour filer tout dépenser aux soldes ! (Nan, je dec ! Pour mettre des sous sous de côté pour me faire un petit kiff sur la côte ! Ah ça oui !)

Pour ce qui est des autres vêtements, direction Emmaüs.

Et parfois de jolies petites découvertes qui iront très bien pour cet été, ou qui iront très bien et feront plaisir à une pote.

J’ai désormais un dressing disons, plus sommaire mais dans lequel je m’y retrouve.

Chacun de ses vêtements seront portés et cela jusqu’à usure et fin de vie.

A chaque problème, sa solution

Après, ce n’est pas le tout de se débarrasser de nos vieux trucs. Maintenant il faut aussi réussir à garder ce nouveau dressing aéré.

Mes premiers problèmes ont été ceux-ci :

  • Je suis vraiment ric rac tous les mois, alors pas moyen de m’acheter des fringues de marques ! Voilà pourquoi je me retrouve dans les enseignes mentionnées en haut.
  • J’ai toujours envie d’une tenue nouvelle, parce que même si ma penderie est pleine à craquer, ironie du truc, je n’ai jamais rien à me mettre sur le dos.
  • « Trop fan du pull de la nana de Paul hier, je m’achète le même demain »

Problème n°1 : Un calcul simple permet de se rendre compte que l’on se ruine beaucoup plus en s’achetant chaque semaine un nouveau top, ou tenue que nous n’aurons plus envie de porter une seconde fois pour plusieurs raisons. La première, parce qu’après un lavage, il ressemble plus trop trop à ce que j’avais acheté. Hum. Il faudra bien en racheter un neuf.

La seconde, parce que les prix nous semblent si petits que l’on est tentées d’acheter plus, plus souvent. Erreur. 9,99 + 19,99 + 39,99 et bien on grimpe assez vite. Surprise en caisse.

Problème n°2 : Si, vous avez des choses à vous mettre. Mais pour faire le parallèle avec le problème n°1, vous l’avez mis en machine alors bon, aller boire un coup un vendredi avec un tee-shirt bouloché, no way.

« Sinon, ça, je l’ai déjà mis 3 fois. Ils vont se dire que je me sape toujours pareil ».

« Y a plus rien dans mon nouvel univers, j’ai décidé de changer de style ».

Problème n°3 : Alors oui, les fringues nous permettent de nous créer notre identité. On ne peut le nier. Par contre je nous trouve quand même tous de plus en plus ressemblants dans les rues, pas vous ?

En fait, acheter maintenant est devenu si simple, et à porter de tous avec ces marques, qu’on réfléchit de moins en moins à ce que l’on achète finalement.

Et clairement on en vient souvent à porter de la M****.

Easy to change

Désormais je réfléchis avant de courir acheter.

Je me posse la question de ce dont j’ai besoin, je m’intéresse aux marques qui sont éthiques et pensent à notre planète un petit peu mais pensent aussi et surtout aux petites mains qui fabriquent ce qu’ils nous vendent.

De toute évidence, je débourserai plus sur place pour mon article. Par contre je le garderai bien plus longtemps en bonne qualité, je ne croiserai pas 10 nanas sur ma route avec la même chose sur le dos ET franchement, j’aurai meilleure conscience en sortant de la boutique.

Pour finir cet article, je vais vous parler du dernier kiff que j’ai découvert.

L’achat d’occasion.

Alors non, sont exclues les friperies qui sentent le renfermé dont les vêtements sont imbibés de cette odeur qu’on n’a pas franchement envie d’avoir sur soi.

Sont exclues également les friperies avec des vêtements vraiment trop originaux et vintage (mais absolument parfaits pour les hipsters).

Mais à garder, les petites boutiques de seconde-main, de vraies pépites !

Là je vais vous parler surtout des sites tels que Vinted, Leboncoin, vide dressing, etc. (enfin surtout vinted pour moi).

C’est quand même une énorme satisfaction de s’acheter des fringues vintages, que personne ne porte, à mini prix et leur offrir une seconde vie !

Pour ce qui est du recyclage de nos vêtements, la visite du relais Gironde dans les prochains jours fera l’objet de mon prochain article.

SEE YA.